11 mai 2006

Soirée jeux - 3 juin 2006


L’école libre de Thynes vous invite à une soirée
" Jeux de société "
Le samedi 3 juin
dès 19 heures,
dans la salle de Thynes.
PAF : 3 euros (Prévente : 2 euros)
[gratuit pour les – de 12 ans et les + de 102 ans]

26 mars 2006

Tentatives de reconstitution de l'histoire des échecs

Les tentatives pour reconstituer les éléments de l'histoire des Echecs ne datent pas d'hier. Le texte ci-dessous en est un exemple.
Les illustrations figurant dans le texte sont dans l'ordre :
- Tournoi d'echecs à la cour d'espagne, Mussini Luigi(1813 - 1888)
- Ulysse jouant aux échecs,
Christine de Pizan, Épître d'Orthéa. XVe siècle. BNF, Manuscrits (fr. 606 f° 39)
- Un chrétien et un musulman jouant aux échecs dans une tente(1283) Alfonso X El SabioUn
- Manuscrit du XIIIe siècle, Abbaye bénédictine de Beuron en Bavière
- Arthur jouant aux échecs, Manuscrit du roman Guiron le Courtois de Rusticien de Pise (1370-1380)
- Le Jeu d'échecs(1555), Anguissola Sofonisba(1531 - 1626), musée de Poznan, Pologne
- Voltaire devant l'échiquier, Jean Hubert (1721-1786 )
- Les joueurs d'échecs, Cornelis de Man (1621 - 1706)
- Les Joueurs d'échecs, Eakins Thomas(1844 - 1916 )


Recherches sur le jeu des échecs
par
Louis Dubois
Bibl. de l'Orne, et Memb. de plusieurs Soc. savantes.Lu à la Société d'Emulation d'Alençon, le 9 vent. an 9.Extrait des n.os 15 et 16 du Journal du Dép.t de l'Orne.

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Ludimus effigiem belli, simulataque veris
Prælia, buxo acies fictas et ludicra regna.
VIDA.
«LE Jeu des échecs, dit Jaucourt dans le dictionnaire encyclopédique, le jeu des échecs que tout le monde connaît et que peu de personnes jouent bien, est le plus savant et celui dans lequel l'étendue et la force de l'esprit du jeu peut se faire le plus aisément remarquer».
Ce jeu, qu'une tradition plus fabuleuse encore que celles qui nous ont transmis les détails du siège de Troie, attribué à Palamède l'un des assiégeans de cette cité, fut inventé dans l'Inde. Le savant Fréret a consigné dans le tome 5 des Mémoires de l'académie des inscriptions dont il était membre, une dissertation sur cet objet, de laquelle Jaucourt plaça l'extrait dans le Dictionnaire encyclopédique. Saverien a écrit aussi chez nous l'histoire des échecs. Le dictionnaire des Origines, fidèle à son plan de compilation, n'a fait que copier l'article de Jaucourt. Ils avaient été précédés dans cette carrière par Ruy Lopes de Segura, qui fit imprimer en espagnol son livre de l'Invention du jeu des échecs, par l'italien Dominique Tarsia, et chez nous par Sarrasin, dont le petit ouvrage parut sous le titre d'Opinions du nom et du jeu des échecs .
Tout le monde connaît le joli poëme latin de Vida, dont Louis Desmasures et Vasquin Philière suivant Duverdier, et, selon Lacroix Dumaine, Philieul, donnèrent des versions en vers dans notre langue.
Au moment où l'Europe conquise à la paix par la victoire va permettre au plus grand nombre de nos héros de venir goûter dans leurs foyers le repos qu'ils ont donné au monde, s'il est un jeu fait pour retracer dans de nobles délassemens les images de la politique et de la guerre, c'est incontestablement le jeu des échecs qui alors serait rappelé à son principe. Il fit l'amusement des plus grands hommes ; et le prodige du 18.e siècle ; Voltaire ne dédaignait pas d'y consacrer quelques momens tous les jours avec un homme qui lui devait le repos et un asile, le jésuite Adam, qui, en dépit de son nom et comme le disait en riant l'auteur de la Henriade, n'était pas le premier homme du monde. Le goût de moraliser fit même dans le 12.e siècle regarder les échecs comme une image de la vie humaine.
Les étymologistes ont lâché la plus rude bordée de mots latins pour expliquer le mot échec qu'ils n'ont pas expliqué.
Si l'on en croit le jésuite Sirmond, échec viendrait de latrunculi, jeu romain qu'on croit avec plus de raison être notre jeu de dames. Voici à peu près son opinion : Latrunculi vient de latro, d'où nous avons tiré notre mot larron : or, lors de l'invasion des barbares septentrionaux, ce mot fut remplacé par leur mot scach qui signifie la même chose. Les italiens d'ailleurs appelent les échecs scacchi qui vient évidemment du mot scach.
Leunclavius dérive bravement les échecs du mot uscoques ; parce que les Uscoques étaient des voleurs : Jules César de Lescale, plus connu sous le nom de Scaliger, lui a répondu en prouvant que le jeu latrunculi était en usage dès le poëte Lucilius. Joseph Scaliger et Saumaise de leur côté trouvent tout simple de faire venir par une route facile les échecs du latin calculus, ce qui, au moyen d'une contraction et graces à sept ou huit lettres changées dans un mot qui n'en a pas davantage, se trouve très-clairement établi.
Il n'y aurait peut-être qu'une petite difficulté, c'est qu'il est prouvé que les romains appelaient calculi ces petites pierres applaties ou ces petites pièces de bois tournées, avec lesquelles on joue aux dames et à la marelle. Comme le dit Ovide :
Sive latrocinii sub imagine calculus ibit.
La description que Lucain dans le panégyrique des Pisons donne du jeu latrunculi ne ressemble pas du tout aux échecs ; les détails qui sont fort étendus ne parlent ni du roi, ni des pions, ni de cette variété de pièces qui composent nos échecs. Ces vers qui ont trompé Sarrasin sont la très-fidèle peinture du jeu de dames, même tel que nous le connaissons :
Callidiore modo tabulâ variatur apertâCalculus, et vitreo peraguntur milite bella,Ut niveus nigros, nunc et niger alliget albos.
Ce qui ajoute encore à la preuve, c'est cet hémistiche placé au 8.e vers après ceux que je viens de citer :
Obligat ipse duos.
C'est au jeu de dames seul qu'un pion peut en prendre plusieurs d'un seul coup. Ajoutons que les Romains jouaient avec 24 scrupules ou calculs, nombre qui ne convient qu'aux dames et pas du tout aux échecs.
Il faut reléguer l'invention attribuée à Palamède par quelques poëtes, aux dieux de l'Océan par Vida qui pouvait réclamer les priviléges de la poësie et les licences de la fiction, parmi les traditions qui firent d'autant plus les délices de Nos Pères, qu'elles étaient plus éloignées de la simple et naïve vérité.
Fréret, dans la dissertation dont j'ai parlé plus haut, a, mieux encore que Sarrasin, détruit tout cet échafaudage d'érudition, par une opinion et des recherches plus raisonnées et appuyées sur des témoignages incontestables.
Les premiers auteurs qui aient écrit ou parlé des échecs dans l'Occident, sont nos vieux romanciers, qui tous regardent les Orientaux qu'ils appelent indistinctement Sarrasins, comme très-habiles dans ce jeu.
La Princesse Anne Commène, dans la Vie de son père Alexis Commène, empereur de Constantinople, dit que ce jeu qu'elle appelle zatrikion fut enseigné aux Grecs par les Persans, qui à leur tour conviennent le tenir des Indiens, dès le commencement du 6.e siècle de l'être vulgaire. Les Chinois, tout fiers qu'ils sont, font également honneur de l'invention aux Indiens ; et le Haï-Piène, qui est leur grand vocabulaire, dit au mot siangh-ki que ce jeu qu'ils appellent jeu de l'éléphant, passa chez eux sous le règne de l'empereur Vou-ty, l'an 537 à peu près de l'ère chrétienne.
Tixeira, auteur espagnol d'une Histoire des rois de Perse et d'Ormus, assure que Mijkond, historien persan, dit que, sous le règne de Kesère Anuxiron (que les Persans et les Arabes appellent Nusirrauvan, et que nos auteurs européens ont, suivant leur louable habitude, défiguré sous le nom méconnaissable de Cosroés, vers l'an 573 de l'ère vulgaire,) les Indiens firent présent aux Persans du jeu des échecs.
On s'accorde assez généralement maintenant à placer le berceau des échecs à côté de celui de l'apologue, et à donner à peu près le même motif à l'invention, celui de faire entendre, par des allégories, dans le pays du despotisme, la vérité qui, là plus qu'ailleurs encore, ne se dit presque jamais impunément.
Tandis qu'à diverses époques nos moines européens inventaient des règlements et des croisades, trouvaient la poudre à canon et des schismes, brûlaient des hérétiques et des livres, arrangeaient des cas de conscience, des légendes et des anagrammes, le bramine indien Sissa prouvait allégoriquement à un roi, par les échecs qu'il venait d'inventer, qu'un prince n'est rien sans ses sujets, et que l'amour des peuples fait la seule force des gouvernemens.
Ce jeu dans l'Orient s'appelle schatrengi ou shatrak ; c'est-à-dire, jeu du shah ou du roi. Shek signifie aussi en arabe le roi. C'est de ce mot que les Latins modernes ont fait scaccorum ludus, les Italiens scacchi, et nous les échecs, en ajoutant un é, comme nous l'avons fait constamment dans beaucoup de mots que nous avons empruntés aux étrangers pour enrichir notre langue. Et c'est du mot schatrengi que les Grecs du bas Empire ont tiré leur mot zatrikion, en adoucissant à leur manière l'initiale qui leur semblait barbare. Les Arabes ou les Maures avaient fait de schatrengi, xatrang, ou, comme l'écrit Sarrasin, alxatrang, en ajoutant l'article ; et d'alxatrang, les Espagnols, avec lesquels les Maures furent long-tems mêlés, firent leur mot alxaedre ou axedres, qui chez eux veut dire les échecs.

Notre terme d'échec et mat n'est pas même la traduction, c'est la simple défiguration des mots persans shak mat, qui signifient comme chez nous : Le roi est pris ou mort.
Je vais passer aux noms des objets qui composent ce jeu très-savant et surtout très-varié dans la marche et la puissance de ses différentes pièces.
Le mot roi est la traduction du terme shek qui, avec la même signification dans l'Orient, a donné son nom à ce jeu.
Nous avons signalé notre galanterie accoutumée en donnant à la seconde pièce le nom de reine ou de dame ; et cette marque de déférence et de respect pour un sexe qui chez nous comme sur l'arène des échecs est en effet tout-puissant, n'a pas trouvé de censeurs. Son nom en persan est ferz ou ferzin, qui veut dire un visir, un ministre d'état ; et, dans les monarchies comme sous le despotisme, il est vrai que la puissance d'action du ministre est plus grande que celle des rois. De ferz nous avons fait fercia dans des vers latins du 12.e siècle, puis fierce et fierge dans le roman de la Rose et dans les vieux récits de nos romanciers surannés de la Table Ronde et des Preux. Ces mots se trouvent aussi dans plusieurs traités manuscrits du jeu des échecs qui sont à la Bibliothèque nationale. De fierge on a fait vierge, et c'est delà probablement qu'est venue la dame, toujours vierge, sans doute, de notre jeu d'échecs. Elle ne pouvait autrefois s'éloigner du roi que de deux cases. C'est sans raison qu'on a transformé le visir en dame, puisque le pion qui est parvenu à la dernière case de l'échiquier obtient la marche et les prérogatives de notre dame : il est ridicule qu'un simple soldat devienne une dame, tandis qu'il est très-possible qu'un soldat, qui a fait preuve de bravoure, acquière un grade fort élevé, comme celui de visir ou de ministre.

La troisième pièce, le Fou, a chez les Orientaux le nom de fil, qui veut dire éléphant, parce qu'elle a chez eux la figure de cet animal. De fil on avait fait alphillus, et nos vieux poëtes auphin ou dauphin ; il ne fesait que deux pas sans compter sa case. Plus hardis que les sujets des sheks, nous lui avons donné le nom de fou, parce que, comme dit notre vieux satyrique Regnier,
Les fous sont aux échecs les plus proches des rois.
Le nom de cavaliers qu'on donne à la quatrième pièce est reçu partout : les Persans l'appèlent asp ou faraz qui veut dire un cavalier.
Il n'en est pas de même de la cinquième que nous appelons tour, et que chez les Orientaux on nomme rokh, d'où nous avons fait roquer. Il en est de cette pièce comme de celle que nous appelons le fou, et qui en Orient est un éléphant : notre tour est le rokh, c'est-à-dire, le chameau, et chez les Indiens elle a en effet la figure d'un chameau monté d'un cavalier. Marini, dans la description des échecs qu'on lit dans son Adone, s'exprime ainsi :
Di gran Rocche onusti alti Elefanti.
Les pions sont les piétons de l'armée, péada en persan, c'est-à-dire, les hommes de pied, les fantassins, plus nombreux, plus exposés, sacrifiés là comme partout plus volontiers que les hautes puissances. C'est toujours la fable des Animaux malades de la peste :
Canaille, sotte espèce..... Vous leur fîtes, Seigneur,En les croquant beaucoup d'honneur.
Autrefois on jouait aux échecs avec des pièces figurées comme celles qui avaient appartenu à Charlemagne, et que l'on conservait dans le trésor de S.t-Denis.
Les Chinois, au rapport de la Loubère dans sa Relation de Siam, et de Hyde dans son traité des Jeux des Orientaux, ont fait quelques additions à ce jeu qui aujourd'hui chez eux joint à ses nombreux équipages la ressource des canons.
Ce Tamerlan qui, boiteux, disait au borgne Bajazet qu'il avait vaincu : «Quel cas faire des honneurs en les voyant départis à des hommes tels que nous» ; le Tatare Timur-bec, passionné pour les échecs, y fit aussi quelques changemens. «Tamerlan donna le nom de Schah Rokh à un de ses petits-fils, parce qu'il reçut la nouvelle de sa naissance comme il jouait aux échecs, et qu'il avait fait échec au roi avec la tour, ou, selon d'autres, avec le cavalier. Or, ce coup s'appelle shah rokh en persan».
«Les échecs que les Turcs jouent beaucoup n'ont point de figures d'hommes ni d'animaux. J'en ai vu de morceaux d'agates orientales enrichis d'or. Il n'y a pas non plus de figures aux échecs des Arabes qui, selon Niebuhr, passent quelquefois les jours entiers sur l'échiquier, ce qui se voit aussi chez les Turcs, comme l'a observé Corneille le Bruyen. Chez les Persans les pièces sont figurées ; l'éléphant que j'ai vu avait deux hommes sur le dos ; le roi était dans un kiosk ou belvédère.
Ce jeu est fort en usage chez les Calmoucks, comme l'a observé Pallas ; ils suivent les mêmes règles que nous, excepté qu'ils font avancer trois pions en commençant la partie.
Il y a quelques auteurs arabes et persans qui ont écrit sur les échecs ; on les trouve cités dans la Bibliothèque d'Hagi Calfah ; Herbelot en fait aussi mention dans la sienne.» TODERINI, littérature des Turcs.
On se rappelle cet automate de Kempelen, qu'il avait annoncé dès 1769, et qu'en 1783 tout Paris, et l'Académie des sciences même allèrent voir. Ce joueur d'échecs luttait avec avantage contre les bons joueurs. On peut consulter à ce sujet une brochure intitulée : Lettres de M. Windisch sur le joueur d'échecs de M. de Kempelen, conseiller des finances de l'empereur, traduites de l'allemand et publiées par Chrétien de Mechel, à Paris, chez Alexandre Jombert jeune».
On a mis au nombre des joueurs d'échecs les plus savans Boi surnommé le Syracusain, qui fut, à cause de ce talent, très-considéré de Philippe II, roi d'Espagne ; Arnaud, mestre de camp, auquel Sarrasin dédia ses Opinions sur les échecs ; la Salle qui gagnait de mémoire le duc de Nemours ; le duc de Nemours lui-même ; Philidor, auteur d'un bon traité sur ce jeu savant ; Légal ; Husson ; quelques joueurs du café de la Régence, et dans le 17.e siècle, Gioachim Greco dit le Calabrois. J. J. Rousseau parle aussi, dans le 7.e livre de ses Confessions, de son goût pour les échecs.
C'est surtout d'après la manière de jouer de ce Greco, que l'on fit le traité en cent chapitres qui porte son nom : ouvrage trop fortement et trop long-tems vanté.
Nous avons eu depuis de meilleurs traités. Philidor surtout analysa ce jeu avec beaucoup de sagacité dans son livre très-connu. Salvio Carrera et Lolly ont écrit d'une manière très-diffuse, et ont effrayé par l'étendue de leurs ouvrages. Enfin parut en 1775 le Traité théorique et pratique du jeu des échecs, qui eut en 1786 les honneurs d'une seconde édition. Un Juif d'Amsterdam, dont j'ai oublié le nom, a publié depuis peu d'années, sur le même sujet, un ouvrage in-8.° qui passe pour excellent. Il parut en 1778 un volume in-12 intitulé : Nouvelle manière de jouer aux échecs.
J'avais cru n'écrire que quelques notes ; la matière s'est étendue sous la plume. Permettez-moi ce long récit : les vieux soldats content longuement les batailles où il se sont trouvés ; les vieux céladons se plaisent à détailler les bonnes fortunes qu'ils ont eues et celles même qu'ils n'eurent jamais. Je puis vous demander maintenant, comme dit Andrieux à la fin de son charmant Hôpital des fous :
Comment le trouvez-vous, si vous ne dormez pas ?
Je vais pourtant terminer et je finirai par cette belle description des échecs qu'on lit dans le premier chant d'un poëme trop prôné et trop censuré, l'Homme des Champs, de Delille :
....dans ses calculs gravement enfoncé,
Un couple sérieux qu'avec fureur possède
L'amour du jeu rêveur qu'inventa Palamède,
Sur des carrés égaux, différens de couleur,
Combattant sans danger, mais non pas sans chaleur,
Par cent détours savans conduit à la victoire
Ses bataillons d'ébène et ses soldats d'ivoire.
Long-tems des camps rivaux le succès est égal.
Enfin l'heureux vainqueur donne l'échec fatal,
Se lève, et du vaincu proclame la défaite.
L'autre reste atterré dans sa douleur muette,
Et, du terrible mat à regret convaincu,
Regarde encor long-tems le coup qui l'a vaincu.
Texte établi sur l'exemplaire de la bibliothèque (BmLx : norm 604).

25 mars 2006

Echec et mat à échiquier-ville

Échec et mat à Échiquier-ville
Piers Harper
Editions Gründ

Dans Échiquier-ville, le roi et la reine noirs sont prisonniers de pièces blanches. Le lecteur doit aider les pièces noires à les libérer. Pour cela, il doit entrer dans la ville et trouver la solution à une suite d'énigme. Un parcours échiquéen différent va alors être proposé à chaque pièce. Page après page, le lecteur va s’initier aux différents déplacements des pions, tours, etc. Vous cherchez un moyen actif et original de faire découvrir les échecs à vos enfants ? En voilà un.

Un peu de lecture : "Echec à l'empereur" (Waldemar Lysiak)

Quand "Le Turc" terrassait Napoléon
Traduit du polonais, un roman historique à suspense très savoureux .
« Les échecs, c'est trop difficile que pour être un jeu, et pas assez sérieux que pour être une science ou un art. »
Napoléon Ier
Quatrième de couverture :
Austerlitz, Iéna... Excédés par les victoires successives de Napoléon, les Anglais ourdissent une machination diabolique pour le neutraliser.Le plan est simple. Il s'agit d'amener l'Empereur - passionné d'échecs et de mécanique - à se mesurer au "Turc", le célèbre automate joueur d'échecs que personne n'a réussi à battre.Ils sont certains que Napoléon ne résistera pas à la tentation. Dès que la partie sera engagée, ils l'enlèveront et lui substitueront un sosie. L'opération aura lieu en Pologne. Pour la mener à bien, ils ont choisi un homme exceptionnel : Benjamin Bathurst, vingt-trois ans, fin bretteur, excellent tireur, et dix gaillards prêts à être les rouages d'un mécanisme qui ne supportera pas le moindre grain de sable.

"Un roman historique plein de fantaisie qu'on ne lâche pas avant de savoir la fin." Nicole Zand, "Le Monde"
"WaldemarLysiak est l'auteur le plus lu en Pologne et aussi un spécialiste de Napoléon (...) Un diabolique complot monté avec un étonnant luxe de détails, une débauche de rebondissements." Étienne Gautier, "L'Express"
"Tout le charme du roman policier quand il se fait historique !" "Valeurs Actuelles"
En fin de livre, commentaires très fouillés sur l'androïde de Von Kempelen et le contexte de l'époque.
Dans la collection Pocket sous le n°4269 première édition en 1996
Plus d'info sur le Turc, sur Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Turc_mécanique

L'histoire des échecs - Racontée par Achille Talon

Extrait de Achille Talon :
"L'incorrigible Achille Talon"
par GREG (Dargaud)

De l'érudition talonienne de bon aloi !

Cliquez sur les pages pour les agrandir.

20 mars 2006

La série « Les Aventuriers du Rail™ » atteint les 500.000 exemplaires


Tout va bien pour Days of Wonder? Faut dire qu'avec des jeux comme ça, ça ne pouvait que marcher.
Lisez plutôt leur communiqué :


Los Altos, CA; Paris, France – 13 Mars 2006. Days of Wonder annonce que les ventes des jeux de la série « Les Aventuriers du Rail » ont atteint ce mois-ci le seuil des 500.000 exemplaires dans le monde. Depuis la sortie du premier opus en mars 2004, les Aventuriers du Rail, les Aventuriers du Rail Europe et la toute nouvelle édition Les Aventuriers du Rail Märklin sont devenus des classiques dans plus de 30 pays et publiés en 11 langues différentes.

Cette popularité a aussi engendré un nombre sans précédent de récompenses internationales
parmi lesquelles :

Les Aventuriers du Rail™
– Jeu de l'année 2004 en Allemagne
– Jeu de l’année 2004 en France
– Jeu de l'année 2004 au Japon
– Jeu de l'année 2004 en Suède
– Jeu de l'année 2004 en Finlande
– Jeu de l'année 2005 en Espagne
– Vainqueur de l'Origins Award 2005 (Etats-Unis)
Les Aventuriers du Rail Europe
– Vainqueur de l'International Gamer Award 2005 (Etats-Unis)
– Jeu de l’année 2005 en Italie

« Les Aventuriers du Rail » est un jeu universel déclare Pierre Gaubil de Days of Wonder. "Les
mécanismes simples mais élégants du jeu d'Alan Moon procurent une expérience de jeu mémorable, que l'on soit un joueur débutant ou chevronné. C'est la porte d'entrée idéale pour découvrir le monde des jeux de société modernes".

À propos de Days of Wonder
Days of Wonder publie des jeux de société de grande qualité, orientés vers un public familial, faciles à apprendre et amusants à jouer. Fondée en 2002 la société Days of Wonder a une présence globale, avec des bureaux aux Etats-Unis et en Europe et est distribuée dans 30 pays.
En juin 2004, Days of Wonder est devenu le plus jeune éditeur à remporter le Spiel des Jahres en Allemagne, récompense la plus convoitée au monde.

18 mars 2006

Soirée-découverte de jeux de société chez Hodin

Nous sommes vendredi. C'est le 17 mars. 20 heures. Nous pénétrons dans le zoning industriel de Kortenberg. Apparemment nous ne sommes les seuls ! Bizarre, à cette heure, tous les bureaux sont vides, tous les bâtiments désertés par leurs occupants diurnes.


Tous ? Non ! Là-bas, un show-room résiste encore et toujours à la fermeture et au repos nocturne pourtant bien mérité ! Il est peuplé d'irréductibles joueurs nyctalopes attirés par les sirènes d'Hodin.
En effet, L'équipe du distributeur Hodin International avait convié les Clubs de Jeux, les Ludothèques et les journalistes à participer à une soirée « Avant-Première », afin de leur donner l'opportunité de découvrir quelques-unes des dernières nouveautés sur le marché belge.
En pénétrant dans la salle préparée pour les joueurs, surprise ! Un cendrier ! Prêt à accueillir cendres et mégots ! Et l'interdiction de fumer sur les lieux de travail, alors ? Mais nous sommes très vite rassurés : le cendrier est factice et les seuls fumeurs que l'on pourra rencontrer ce soir sont sur les cartes de Klopobek, le premier jeu "crado-préventif" (CRADO car les KLOPOBEKS répondent à l'appétit des enfants pour le dégoulinant, le gluant et le puant ; PREVENTIF car les Klopobeks ont pour vocation d'informer les enfants sur les méfaits du le tabagisme.)

- Allez, on l'essaie ?
- On l'essaie !
On a affaire à un jeu de défausse : il faut se débarrasser des ses douze cartes le plus rapidement possible en respectant des règles ultra-simples. Attention ! N'oubliez pas de poussez le cri de guerre du personnage joué : "Krachtamorve!", "Rote l'égoût!". Pensez aussi à utiliser les "Taf Attack!", cartes spéciales qui viennent pimenter le jeu et permettent d'infliger des gages à l'adversaire !
Un exemple de gage : piocher cinq cartes sans les mains ! Avec quoi remplacer les mains ? Est-que j'ai ça sur moi ? On s'attend au pire ! Mais non, finalement le barde s'en est plutôt bien sorti !
Le jeu vise le public reluqué avec un intérêt malsain par les cigarettiers : les jeunes dès 8-9 ans ! ça devrait leur plaire ! Rendez-vous sur les cours de récréations où il devrait faire ... un tabac !
Après le crade, le luxe ! En route pour Beverly Hills ! California nous attend ! L'explication nous est donnée par Sophie Mendlewicz, grande organisatrice de la soirée. Charme et compétence !

Il va falloir meubler sa villa ! California way of live oblige, le kitch est au programme ! Mais le jeu est convainquant ! Simple : deux actions possibles par tour de jeu : on prend de l'argent ou on achète une tuile et on la pose. Rapide : les tours s'enchaînent bien ! Amusant ! Bref, j'y rejouerai avec plaisir !
Une vue de la partie en cours, le Barde, Dj et les gens de chez Sajou (www.sajou.be) :


Malheureusement, le luxe et l'argent n'ont pas que des avantages, ils attirent aussi les desperados, les hors-la-loi, les gangsters et autres truands. Ils sont là sous leurs sombreros et attendent le chaland ! Vous l'avez compris, Repos Productions nous propose Cash'n'Guns, le jeu de Ludovic Maublanc !
Difficile de résister à leur proposition ! Le matériel attire le regard et donne envie de se mettre dans la pau d'un pistolero sans foi ni loi à l'heure du partage du butin !
Après une explication des règles (donnée sous la contrainte, il est vrai : "T'explique ou j'te bute ?"), on peut y aller !

On n'a évidemment pas affaire à un jeu de haute stratégie, mais clairement un jeu à pratiquer entre copains, sans se prendre au sérieux ! Mais une question encore : pourquoi tant de haine ?
Ambiance ! Ambiance ! ça marche ! Encore un auquel on rejouera !

Tiens, un peu plus loin, on trouve encore des gens attirés par les lumières de Beverly Hills. Qui guettent-ils ainsi à l'issue d'un bain de minuit : Steph' de Monac'? Tom Cruise ? Laura Bush ?
Eh oui ! Les Paparazzis sont là ! Méfiez-vous si vous ne voulez pas voir des photos de vous dans le plus simple appareil trônés en première pages de tous les tabloïds de la press-people du monde entier !
Paparazzi! est un jeu de Bruno CATHALA et Ludovic MAUBLANC proposé par Eclipse Production. Particularité : il se joue dans le noir avec des cartes phosphorescentes ! Chaque joueur incarne une célébrité qui tente de se rhabiller avant que les flashs des photographes ne se mettent à crépiter !
Après avoir bien observé la table où sont dispersés les effets de tous les personnages, vous vous retournez et vous faites face au mur On éteint alors les lumières ! Et voici ce que vous voyez du jeu pendant cette phase :


Dès que le meneur de jeu en donne le signal, on se retourne et c'est alors la ruée sur les fringues. Petit rappel : on est toujours dans le noir et c'est la foire d'empoigne ! On a joué à 5, c'est déjà la pagaille, mais il paraît qu'on peut y jouer à 8 !
Ci-dessus, les cartes étalées sur la table de jeu ! Tiens au fait, si vous avez un copain photographe, pensez à squatter sa chambre noire pour y organiser une partie, histoire de rester dans l'ambiance !
Sortie prévue mi-avril.

Allez ! On continue notre petit tour des perversions humaines ! On va maintenant se confectionner un harem ... d'hommes ! En route pour le pays des Amazones !
Pour gagner, il faudra tenir compte du nombre d'hommes complets (les parties isolées -si j'ose m'exprimer ainsi - n'entrent pas en ligne de compte.) mais aussi de la beauté des spécimens récoltés ! Quand je vous disais que c'était immoral !

Après avoir plongé dans ces abîmes de dépravation, il était temps de s'élever un peu. Heureusement "Du balai!", le jeu de Serge Laget et Bruno Cathala (encore lui!) édité par Asmodée, va nous proposer de prendre la voie des airs !
Cette fois, on va incarner une sorcière qui va réciter des sorts qui lui permettront d'avancer vers la victoire ! Pour réussir, observation et rapidité !
Pas mal du tout ! Dommage que je perde systématiquement au jeu de rapidité !
A souligner, un désign et une présentation vraiment réussie !

La soirée approchait de sa fin, il était temps de se rendre dans la salle où Ystari Games présentait Caylus (Le grand succès du moment!) et Mykerinos en avant-première !
Pas facile de trouver une table tant la demande était grande !
William Attia et son Caylus continue son petit bonhomme de chemin ! L'avantage dans une soirée comme celle-ci, c'est que l'on a quelqu'un pour vous expliquer les règles (et en plus l'auteur lui-même, que demander de plus!). L'inconvénient, c'est qui si on en fait une partie complète, on ne fera rien d'autre vu la durée (+ ou - 2 heures) ! Enfin pour cet aspect-là, on se rattrapera à la maison. Ci-dessous, William Attia et son jeu :

Mykérinos, un jeu de majorité et blocage, est un jeu plus léger que Caylus, aux parties plus courtes (30 à 45 minutes). On y incarne des archéologues à la recherche de reliques de l'ancienne égypte pour de puissants mécènes. Les règles en sont simples et s'expliquent en quelques minutes. Les mécanismes ne sont pas nouveaux, mais le jeu fonctionne bien, avec fluidité, avec un aspect stratégique important. Un très bon jeu de l'avis de ceux qui ont eu la chance de l'essayer. On ne peut que lui souhaiter un très large succès.
Le prototype :


Ici aussi, merci à l'auteur, Nicolas Oury (ci-dessous), pour ses explications. D'autres jeux ont aussi remporté un franc succès, comme Aqua Romana (Queen Games) ou Deluxe Camping (Asmodée).

Une bien belle soirée ! Merci Hodin !

16 mars 2006

Soirée "Jeux de société" le 1er avril à Thynes





Les élèves de 5ème et 6ème primaires de l’école libre de Thynes vous invitent à
une soirée

" Jeux de société "
organisée au profit du Télévie.


Rendez-vous le 1er avril … (Mais non ! ce n’est pas un poisson! )
dès 19 heures, dans les locaux de l’école, rue de Lisogne n° 10 à Thynes (Dinant).
PAF : 3 euros [gratuit pour les – de 12 ans et les + de 102 ans]

Kris Burm, créateur de jeux : "On devrait apprendre à jouer à l'école"


Qui ne connaît pas Kris Burm et ses (formidables) jeux abstraits. L'interview reproduite ci-dessous a été publiée dans le quotidien Vers l'Avenir le 17 mai 2004. Son auteur : Christophe DE CAEVEL.
Vous pouvez aussi retrouver l'auteur et ses créations sur son site internet : http://www.gipf.com/

Q. Qu'appréciez-vous particulièrement dans ces jeux pour deux personnes ?
R. J'aime tous les jeux. Mais, je trouve que les plus beaux, les plus purs, ce sont les jeux abstraits pour deux personnes. Il n'y a pas une histoire ou un thème qui masque les choses. On est juste là avec des règles et des pions sur le plateau. À deux, c'est une lutte loyale. On ne se ligue pas à 2 ou 3 contre le quatrième, aucun élément extérieur n'influence la partie. Quand il y a plus de joueurs, il faut souvent jouer petits bras, ne pas se faire remarquer et faire un super-sprint sur la fin. Sinon, les autres joueurs s'entendent pour vous faire perdre.
Q. A deux, c'est un affrontement direct. Cela ne vous dérange-t-il pas ?
R. Non. C'est une question d'éducation. Gagner, c'est le but mais ça ne peut pas être la motivation. On joue pour la beauté de tout ce qui se passe entre le début et la fin de la partie. C'est comme une promenade: l'essentiel, ce n'est pas l'endroit où l'on va mais la promenade en elle-même, c'est elle qui te donne la possibilité de regarder en route. Si on se concentre seulement sur le but, ce n'est plus amusant.Deux personnes décident de suivre des règles pour être le premier à arriver à un endroit. Cela n'a absolument aucun sens et pourtant on joue depuis des années. C'est cela qui est extraordinaire.
Q. Vos jeux ne laissent guère de place au hasard. Ne faut-il pas une part de chance pour qu'un jeu reste un jeu?
R. Ça me gêne de parler d'un de mes jeux mais j'ai joué tant de fois à Gipf et ce jeu me surprend toujours. II me frappe presque émotionnellement parfois. Tant de choses se passent sur le plateau que tout contrôler est presque impossible. Tu joues un coup mais ce n'est qu'après que tu sauras vraiment si c'était une bonne idée. Je me souviens d'un championnat d'échecs. Karpov a fait une bêtise. Cela a tellement dérouté Kasparov qu'il acru à un coup machiavélique, a été déstabilisé et a fini par perdre. Le hasard compte toujours.
Q. Mais parfois, cela finit par ressembler à un sport...
R. Pour quelques personnes. Comme ceux qui font du football un métier et non plus un sport ou ceux qui s'entraînent huit heures pas jour aux fléchettes. La référence, ce n'est pas les fanatiques comme Karpov et Kasparov, c'est tous les gens qui jouent pour s'amuser, pas pour devenir le meilleur du monde.
Q. Le jeu est-il formateur ?
R. Oui. À l'école il faudrait au moins consacrer deux heures, et si possible quatre heures par semaine à jouer. Par le jeu, on apprend que beaucoup de choses dans la vie sont relatives et qu'il faut faire ce que l'on peut, en suivant les règles. On apprend que ce n'est pas toujours mauvais de suivre des règles, que cela peut même être amusant et que si l'on perd, ce n'est pas forcément un désastre. Il y a plein d'exemples dans la nature. Les animaux apprennent en jouant.
Q. Et pour les adultes ?
R. On dit que le jeu, c'est quelque chose pour les enfants. Mais, enfin, que fait-on dans la vie ? On est toujours en train de jouer. Regardez la télé, les élections ou le cirque du procès Dutroux. C'est incroyable ce qu'on essaie de trouver pour gagner.Personne ne conteste que lire un livre ou visiter une exposition vous enrichit. Pourquoi pas jouer un bon jeu ? Ça fait partie de notre héritage, de notre culture. ça devrait être protégé au même titre que les livres ou les peintures. Depuis 3 000 ans, on joue au jeu de go, avec des pions noirs et des blancs. On va sur mars, on a des ordinateurs... et on n'a toujours pas la solution de ce jeu. C'est dire sa richesse, sa profondeur.
« Je savais que les livres étaient écrits et les toiles peintes mais j'ignorais que les jeux étaient créés », raconte Kris Burm.Il a donc dessiné des logos, maquettisé des magazines, monté des expos de peinture et beaucoup marché en montagne. II a trouvé le temps d'imaginer un puzzle, qui serait resté dans une armoire de sa chambre s'il n'en avait pas parlé avec un inconnu dans un bar. Peu après, le jeu était édité par une grosse firme... sous la signature de cet inconnu ! « J'ai alors compris que je pouvais faire quelque chose avec mes idées de jeu », dit-il. Voilà notre ami lancé. Son premier jeu (« Invers », en 1991) est directement nominé pour le jeu de l'année en Allemagne, la plus prestigieuse des récompenses. Viennent ensuite Quads, Batik (jeu de l'année 1997 en Belgique, en France et aux États-Unis) avant que Kris Burn ne réalise «son oeuvre d'art » avec le projet Gipf. Il s'agit d'une série de jeux abstraits, aux règles simples: aligner 4 ou 5 pions, sauter par-dessus d'autres, isoler des troisièmes... Des jeux de stratégie, direz-vous. Lui, il vous parlera plutôt de l'élégance des mouvements et de la poésie des déplacements. Le design soigné des boîtes, la perfection sobre des pions contribuent à l'ambiance très zen chérie par le créateur. Ses jeux ont la particularité de pouvoir se combiner.

Au sommaire du n°4 de Plato magazine (mars 2006)...




Découvrez PLATO !
Le premier et unique magazine belge dédié uniquement aux jeux de société. Son objectif : faire connaître la richesse du jeu de société au plus grand nombre. Plato paraît chaque mois (sauf en janvier et en août).

Le n° 4 est dans toutes les bonnes librairies. En voici le sommaire :

  • 3 pages de news;
  • Interview d'Andrea Angiolino (auteur de nombreux jeux, dont Wings of war);
  • Interview de Christophe Finas (responsable de la nouvelle maison d'édition Rôle et Stratégie);
  • Interview de Sophie et Mathieu Janssens van der Maelen (responsables de Hodin);
  • Interview de Marc Dave (membre de la commission jeu de plateau de la Fédération belge de Jeux de Simulation);
  • Interview d'Aurélie Vandendijck, gérante du magasin Fol' en jeux à Verviers (Belgique);
  • Le gros dossier traitant du salon Toy Fair '06 de Nuremberg;
  • Un petit dossier traitant du jeu en club;
  • Place du marché: les jeux dérivés de séries et émissions télévisées;
  • Les 4 pages enchantées, à l'attention des jeunes enfants: sensibiliser les enfants à l'écologie par le jeu;
  • La suite (et fin) de la leçon de bricolage initiée dans Plato magazine n°1, prenant toujours le jeu Azteca comme exemple. Cette fois, nous vous proposons de créer le livret et la boîte du jeu;
  • Comment bien débuter à Diplomacy;
  • Des compte-rendus d'événements ludiques;
  • Etc.